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Ma ISSC SPA 22Lr

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Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Sam 6 Aoû - 7:26

Bonjour a tous,
Une semaine déjà que je suis propriétaire d'un ISSC SPA, la fameuse avec sa culasse linéaire.
Je vous remets les photos de ma page de présentation en attendant de vous en faire d'autres Wink
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Hier je suis allé au stand tirer une centaine de cartouches, le premier truc que j'ai retenu: ce bipied ne me conviens pas, il ne tiens pas en place et fini par se desserrer au bout de 4-5 cartouches et est un peu trop haut Mad

Sinon pas de soucis de fonctionnement, la lunette 4x32 parait un peu juste pour tirer sur une C-50 a 50m, mais finalement ça permet d'avoir un peu de défi, c'est vrai qu'une qui grossi plus ça va mieux, mais c'est plus facile.
J'ai dû ajuster le réglage de la lunette fait par l'armurier, -17crans vers le bas quand même!

Voilou, merci encore de votre accueil parmi vous Smile
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par papy22longrifle le Sam 6 Aoû - 8:15

oolon31 a écrit: (...) J'ai dû ajuster le réglage de la lunette fait par l'armurier, -17crans vers le bas quand même!
 
 ça doit venir des cartouches utilisées pour le réglage ...   Wink

 elle est bien belle  
 
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Sam 6 Aoû - 8:25

Le réglage a été fait avec des CCI standard, les mêmes que j'utilise au stand...
C'est pour cela que je comprends pas trop la différence avec l'armurier, j'avais fais 2 mouches sur 5 tirs au réglage, mais avec un chevalet de réglage et la cible était a moins de 50m je pense.
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par Major-Dani le Sam 6 Aoû - 10:55

Mise part le synthétique (à mon goût ) elle es très sympa cette carabine . Très pratique la culasse linéaire .
Fait des essais avec d'autres munitions . Réalise de bons groupement . La mouche n'es pas le plus important pour l'instant . Ensuite avec la bonne munition tu regleras la Lulu sur le 10 . content
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Sam 6 Aoû - 10:59

J'ai eu l'occasion de tester 10 Blazer et 5 Mini-Mag, toutes deux arrivent plus haut que les standard cci.
N'étant pas satisfait de mon bipied, j'ai commandé un trepied Vanguard Porta Aim, j'espère repartir sur de bonnes bases Smile
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par Major-Dani le Sam 6 Aoû - 11:04

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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par Nicomidway le Sam 6 Aoû - 15:50

oolon31 a écrit:Le réglage a été fait avec des CCI standard, les mêmes que j'utilise au stand...
C'est pour cela que je comprends pas trop la différence avec l'armurier, j'avais fais 2 mouches sur 5 tirs au réglage, mais avec un chevalet de réglage et la cible était a moins de 50m je pense.

Ce qui change le point d'impacte entre le chevalet et ta configuration tel que nous la présente vient du bipied que tu utilise.

En effet ce type d'appui directement fixé sur le canon et plus néfaste qu'autre chose pour la précision dut au bridage de ce dernier empêchant un régime vibratoire naturel.

content
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Sam 6 Aoû - 15:57


Pas trop mal ses cartons a 50m, je fais ça avec ma lunette je suis  
Avec mes CCI Standard Velocity, j'ai eu peut-être 5-6 anomalies sur 100 cartouches tirées, je pense que le ratio flyers/laché pas bon, doit être a 50/50.
On va dire de toutes façon que je suis pas assez bon pour le moment, ni assez familiarisé a la carabine pour espérer passer 90% des balles dans le 10 ^^
Puis avec une 4x32 on ne voit même pas les chiffres écrits sur la cible Rolling Eyes

Comme le dis très justement notre ami, je vais commencer par travailler mes groupements avant d'essayer de régler la lunettes Smile


Dernière édition par oolon31 le Sam 6 Aoû - 16:05, édité 1 fois
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Sam 6 Aoû - 15:58

Nicomidway a écrit:
oolon31 a écrit:Le réglage a été fait avec des CCI standard, les mêmes que j'utilise au stand...
C'est pour cela que je comprends pas trop la différence avec l'armurier, j'avais fais 2 mouches sur 5 tirs au réglage, mais avec un chevalet de réglage et la cible était a moins de 50m je pense.

Ce qui change le point d'impacte entre le chevalet et ta configuration tel que nous la présente vient du bipied que tu utilise.

En effet ce type d'appui directement fixé sur le canon et plus néfaste qu'autre chose pour la précision dut au bridage de ce dernier empêchant un régime vibratoire naturel.

content

Il me tarde d'autant plus d'essayer le trépied
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Ven 12 Aoû - 18:21

J'ai reçu le tépied aujourd'hui... en rentrant du stand de tir, donc pas encore essayé Smile
J'ai appelé l'armurier dans la semaine pour qu'il me reprenne le bipied, il m'a dit de passer pour voir ce qu'il peux faire. Comme je dois y prendre 1000 cartouches et de quoi nettoyer la carabine, j’espère qu'il ne fera pas trop le difficile Smile

Sinon, on es allé au stand cet aprèm avec le collègue (licencié), j'ai testé le tir sans le bipied, assis en prenant appui sur le poing, j'ai fais mieux qu'avec le bipied O.o , donc il doit vraiment pas être terrible ^^
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par 22lr le Ven 12 Aoû - 18:42

Comme a dit nicomidway un bipied fixer sur le canon cest pas top. Ta crosse sa donne quoi ?
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Ven 12 Aoû - 18:49

Bin ça donne que... ça me va, j'ai pas d'autres éléments de comparaison. La prise en main me va bien, j'ai assez vite trouvé ma position et j'ai rapidement réussi a me sentir bien quant je tire ( )
Avec la lunette 4x32, pas facile de bien grouper a 50m sur des C50, on lit même pas les chiffres sur la cible :/
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par Major-Dani le Ven 12 Aoû - 21:18

Tu pense investir dans une lunette du coup ?
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Ven 12 Aoû - 21:34

Honnêtement, pas de suite, je vais d'abord investir pour le nettoyage et 4 autres trucs qui ne touchent pas le tir Wink
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Dim 14 Aoû - 14:53

Voilà, j'ai réceptionné le trépied, ça va mieux Wink
J'ai testé dans le champs du grand père, en position allongé, ça va mieux qu'avec le bipied!

Pour l'entretien, j'y ai pris une bombe de Armistol solvant poudre et déplombant, un petit coffret écouvillons et un boresnake.
L'armurier m'a conseillé de passer un coup de brosse toutes les 500 tirs, mais d'éviter de passer la brosse en laiton, trop abrasive selon lui pour le canon. J'ai pris le boresnake en plus pour passer un coup rapide après chaque séance.
Pour le nettoyage extérieur de la carabine, il m'a dit de faire avec l'Armistol et un chiffon, ça suffit, qu'en pensez vous?

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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par forestgump le Dim 14 Aoû - 15:15

Moi, je pense que tu devrais changer d'armurier, de vendeur d'arme.
Une brosse laiton user un canon...
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Dim 14 Aoû - 15:20

:tape:
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par forestgump le Dim 14 Aoû - 15:34

Je te copie la méthode de nettoyage que cb45400 (Maître Christian) a posté il y a quelque temps et avait publié il y a quelques années

Le nettoyage du canon ??
J'avais écrit il y a quelques années un article sur le sujet. Je n'ai pas encore eu le temps de l'envoyer chez Cibles et de le remettre à jour, surtout depuis que j'utilise du Ed'S Red.

Bonne lecture en attendant une future publication...

Le nettoyage des canons


Le nettoyage du canon est une étape bien souvent bâclée. Chacun sait pourtant qu’elle est nécessaire afin de prolonger la durée de vie du canon et maintenir sa précision. Un bon nettoyage ne consiste pas simplement à passer un coup d’écouvillon imbibé d’huile après la séance de tir... Cet article a pour objectif de vous présenter une méthode fiable de nettoyage sans pour autant prétendre être la meilleure.

Il existe pratiquement autant de méthodes de nettoyage des canons qu’il existe de tireurs. Chacun a sa petite idée sur la question et chaque canon est différent. Il n’est pas dans mon propos de donner ici la solution miracle mais plutôt d’étudier différents types de procédures. Les méthodes présentées dans cet article semblent avoir fait leurs preuves. Elles sont pour l’essentiel dérivées de celles appliquées aux fusils de haute précision comme ceux utilisés en Bench Rest. C’est finalement un peu grâce à cette discipline exigeante que le tireur moyen bénéficie aujourd’hui de tant d’améliorations, qu’il s’agisse des performances comme du matériel.
En quoi consiste une bonne méthode de nettoyage ? Pour l’essentiel elle se résume à enlever les résidus de combustion et les dépôts métalliques tout en limitant au maximum l’usure ou l’endommagement du canon. Cet article ne traitera essentiellement que du nettoyage des canons d’armes d’épaule rayés tirant des projectiles chemisés. On remarquera cependant que les procédures évoquées ici peuvent tout à fait être appliquées à des armes de poing.


Pourquoi nettoyer ?

L’absence de nettoyage ou parfois pire, un mauvais nettoyage, peuvent avoir plusieurs conséquences : une perte de précision de l’arme par une augmentation de la dispersion, une usure prématurée du canon, et éventuellement un risque de surpression.
Que se passe-t-il au moment du tir ? Une fois l’amorce percutée, celle-ci va provoquer l’inflammation de la charge de poudre. La pression qui en résulte va normalement propulser la balle hors du canon (dans le cas contraire, revoyez sérieusement votre méthode de rechargement et contactez votre armurier, voire votre médecin…). Lors de son passage dans le canon, le projectile est tout d’abord forcé afin de « prendre » les rayures, il se développe alors une pression supplémentaire appelée pression de forcement. Une fois les empreintes des rayures imprimées à la balle, celle-ci va frotter tout le long du tube au fur et à mesure de son avancement. Ce frottement dégage de l’énergie sous forme de chaleur (en proportion bien moins importante que l’échauffement provoqué par la combustion de la charge de poudre) mais dégrade en partie la chemise, ou blindage, du projectile. Celle-ci étant généralement composée de tombac (un alliage à base de cuivre et de zinc) la balle va ainsi déposer des particules de cuivre et autres de la prise de rayure à la bouche du canon. On remarquera que ces dépôts seront normalement plus importants sur les quelques premiers centimètres à partir de la prise de rayure pour se réduire progressivement puis augmenter quelquefois sur les derniers centimètres avant la sortie du canon. La présence de ces dépôts peut être facilement détectée en observant à la lumière la bouche du canon. Si des traces de couleur jaunâtre ou cuivrée apparaissent sur les rayures, c’est que votre canon est « encuivré ». Le terme « encuivrage », couramment utilisé pour désigner ce phénomène, n’est pas véritablement exact puisque nous venons de voir que la chemise d’une balle n’est pas composée seulement de cuivre. Cependant cette expression fait depuis bien longtemps partie du langage familier des tireurs, alors pourquoi en changer ? En résumé, à chaque cartouche tirée, il se dépose dans le canon une couche de tombac, puis une couche de dépôts carbonés issus de l’inflammation de la poudre. Au fur et à mesure des tirs, on obtient théoriquement un « millefeuilles » bien indigeste pour le canon… En pratique il est bien difficile de quantifier cet amoncellement de dépôts divers.
La rapidité d’encuivrage dépend de plusieurs paramètres. Au nombre de ceux-ci on notera les tolérances de diamètres entre projectiles, rayures et âme du canon, la vitesse de la balle, l’état de surface interne du canon et celui externe de la balle, le type et la quantité de poudre brûlée, la présence d’un traitement de surface (MoS2, Danzac, etc…). Plus un canon comportera de traces d’usinage ou de défauts et plus rapide sera l’encuivrage. En revanche, plus la finition et le polissage interne seront soignés, et plus le phénomène d’encuivrage sera retardé. Tous les canons sont concernés par le phénomène d’encuivrage, ceux de qualité « super match » utilisés en Bench Rest y compris. Même avec une finition censée être parfaite, un canon encuivrera à plus ou moins longue échéance. L’accumulation de dépôts métalliques dans le canon peut être néfaste à la précision d’une arme, augmentant sa dispersion. Il convient cependant de relativiser cette affirmation. Certains canons, notamment ceux avec une bonne finition interne, semblent s’accommoder d’un certain encuivrage. Ainsi, au fur et à mesure des tirs, le canon peut trouver un « point d’équilibre » en ce qui concerne l’accumulation de dépôts métalliques et carbonés. Même avec un nettoyage très modéré, celui-ci peut conserver une précision convenable. Nettoyer de façon intensive un tube répondant à ces conditions consisterait à modifier sensiblement ce point d’équilibre. Il serait alors nécessaire de tirer un certain nombre de cartouches avant de retrouver une précision optimale.
La règle générale serait la suivante : plus le canon est encuivré et plus les résidus de combustion risquent de s’accumuler. Les tireurs de Bench Rest connaissent parfaitement le phénomène qu’ils ont mis en évidence dès les années 50 à 60. C’est pourquoi beaucoup nettoient leurs canons entre chaque série, soit toutes les 10 à 20 cartouches, parfois beaucoup moins. Si on n’y prend garde, l’accumulation de dépôts métalliques peut être à la longue très difficile à enlever. En cas de stockage prolongé de l’arme, les dépôts métalliques peuvent favoriser l’oxydation du canon.
Mais les traces d’encuivrage ne sont pas les seules à souiller l’intérieur des canons. Les résidus de combustion de la composition d’amorçage et de la dose de poudre se déposent à chaque tir. Ces dépôts sont nettement plus abrasifs que ceux de l’encuivrage (surtout ceux provenant de l’amorce contenant souvent du verre pilé qui tend d’ailleurs à être remplacé par de l’oxyde d’aluminium) et contribuent à une usure prématurée du canon. Si les nettoyages sont trop espacés, la couche produite par ces dépôts carbonés peut devenir très dure et extrêmement difficile à enlever. L’accumulation de ces résidus à hauteur de la prise de rayure peut créer une bague qui sera néfaste non seulement à la précision, mais aussi à la sécurité du chargement. En effet, cette bague va modifier les données de chargement en « avançant » la prise de rayure, la balle sera ainsi placée plus proche du départ des rayures ce qui a tendance à augmenter la pression développée par la cartouche. La présence de cette accumulation de dépôts carbonés peut être facilement mise en évidence par une exploration endoscopique. A l’œil nu, il est bien difficile de détecter la présence éventuelle de cette bague. Cette bague produite par l’accumulation de carbone n’est pas à confondre avec la bague provoquée par l’érosion à la prise de rayure, phénomène différent mais inévitable au fur et à mesure des tirs.


Le matériel de nettoyage

Il existe un matériel de nettoyage spécifique pour les fusils de précision. Certaines armes ont été endommagées par une utilisation impropre du bon matériel, ou par l’emploi de matériel peu adapté.
Il est ainsi préférable de bannir de ses accessoires de nettoyage toutes les baguettes composées de plusieurs parties et assemblées par vissage. Au moment où la baguette effectue des va-et-vient dans le canon, une des parties peut se dévisser. Même avec un léger dévissage, les angles constituant les deux parties de la baguette peuvent endommager l’intérieur du canon. Les baguettes de nettoyage démontables ne sont à utiliser qu’en dernier recours, lorsque l’on n’a rien d’autre sous la main. De même, on évitera d’utiliser des baguettes dont le corps trop fin serait composé d’acier. Par flexion dans le canon, la baguette peut rentrer en contact avec les rayures et risquer ainsi de les détériorer. Pour limiter ces flexions, on prendra soin de choisir une baguette dont le diamètre est légèrement inférieur à celui du canon. Il faut, par exemple, éviter d’employer une baguette de diamètre 5 mm conçue pour des canons de calibre .22 pour nettoyer un canon de calibre .30 !
Le corps des baguettes de nettoyage doit être d’une seule pièce, composé d’un alliage de laiton ou d’acier capable de supporter des flexions. Il existe une controverse à propos de la gaine enveloppant la baguette de nettoyage chez les tireurs de précision. Ceux qui y sont favorables affirment que ce revêtement, généralement en plastique, protège le corps de la baguette des produits de décuivrage agressifs. De plus, cette gaine empêche le corps en laiton ou en acier de la baguette de rentrer directement en contact avec les rayures du canon ce qui évite d’endommager l’un et l’autre. Pour ceux qui y sont opposés, l’argument principal réside essentiellement dans le fait que la couche de plastique protectrice des baguettes, d’une consistance bien plus molle que celle du laiton et à plus forte raison de l’acier, peut accumuler divers résidus de nettoyage qui vont s’incruster dans le plastique et risquent à la longue d’endommager le canon... La parade reste pourtant simple : il suffit d’essuyer la baguette à l’aide d’une feuille de papier essui-tout lorsqu’un cycle de nettoyage est terminé.
La poignée des baguettes est montée sur roulement à bille, ce qui permet aux brosses ou aux pousses-chiffons de suivre le pas des rayures. Les baguettes les plus répandues sur notre continent sont celles proposées par Dewey et Parker Hale. Elles ne sont pas bon marché mais en y faisant un peu attention, elles se révèlent pratiquement inusables. On peut citer aussi Bore Tech, Midway, Outers ou Pro Shot aux Etats Unis.
Les brosses et les écouvillons servent à décoller les dépôts métalliques et les résidus de combustion par frottement à l’intérieur du canon. Elles servent aussi à déposer les divers produits de nettoyage censés dissoudre tombac et dépôts carbonés. Les brosses autres que celles composées de laiton, de plastique ou de bronze phosphoreux sont à éviter, celles en acier sont à proscrire. Des brosses composées d’un métal trop dur peuvent véritablement endommager un canon en altérant la finition interne du tube. Certains en viennent d’ailleurs à penser que même les brosses composées de cuivre ou de bronze peuvent rayer un canon et n’emploient celles-ci que de façon détournée comme nous le verrons plus loin. On remarquera que les brosses composées essentiellement d’un alliage à base de cuivre restent sensibles aux produits de décuivrage puissants, comme le Sweet 7,62. Il convient de bien les rincer après utilisation avec de l’essence A par exemple afin qu’elles ne s’usent pas prématurément. Dès qu’une brosse donne des signes d’usure, il est nécessaire de la remplacer. Dans le cas contraire, la brosse n’agira plus de façon uniforme dans le canon. Celles tordues sont aussi à jeter. Mal centrées, elles risqueraient d’endommager le canon. Les brosses Parker Hale ont une excellente réputation mais leur prix est assez prohibitif. Celles de chez Dewey ont une longévité d’utilisation un peu plus courte mais d’un prix bien plus abordable.
Comme leur nom l’indique, les pousses-chiffons servent à pousser des morceaux de chiffons d’un bout à l’autre du canon. Ils peuvent être de plusieurs types. Il existe des pousses-chiffons pleins et généralement moletés sur leur longueur avec une extrémité ronde où le morceau de chiffon calibré, le fameux « patch » des anglais et des américains, s’enroule autour. Le second type est très semblable au premier à la différence que le chiffon de nettoyage se « pique » à l’extrémité du pousse-chiffon. Les chiffons de nettoyage de forme ronde sont les plus adaptés pour ce type d’accessoire. Il existe aussi des lavoirs porte-chiffons pour reprendre la dénomination militaire comportant un évidemment où le chiffon va être inséré. Ceux-ci sont surtout adaptés aux fusils semi-automatiques où il est impossible d’introduire la baguette de nettoyage par la chambre sans avoir à démonter le canon... On trouve enfin des écouvillons en laine, que l’on peut éventuellement passer à la machine à laver après usage, mais leur emploi reste tout de même plus onéreux et pas forcément plus efficace que les précédents systèmes. Précisons que les chiffons de nettoyage ne s’utilisent qu’une seule fois même si certains pensent faire des économies en les passant à la machine à laver (il n’y pas de petites économies…). Citons aussi le système de tampons calibrés VFG relativement populaire de ce côté-ci de l’Atlantique ainsi que les lavoirs à ficelle très employés dans les milieux militaires.
Complément indispensable de la baguette de nettoyage, des brosses, pousses-chiffons et autres écouvillons, le guide-baguette est un accessoire incontournable qui s’insère à la place de la culasse d’une arme à verrou. Il vient se verrouiller dans le boîtier en prenant normalement appui dans le logement du levier du verrou. L’extrémité avant du guide-baguette est une pièce en plastique ou en aluminium de forme conique, dont la fonction est de s’adapter à plusieurs diamètres internes de canon (chambrage, Free Bore, départ des rayures). Elle est parfois équipée d’un joint torique censé limiter l’écoulement des produits de nettoyage à l’intérieur de la chambre et du mécanisme de l’arme. Une fois le guide baguette correctement installé dans le fusil, la baguette ne risque pas d’endommager la chambre lors de son introduction. De même, elle évite que les produits de nettoyage ne coulent dans le boîtier et puissent endommager le bedding de l’arme.
Il existe des guide-baguette adaptés aux fusils semi-automatiques. Ils prennent placent à la bouche du canon afin de guider la baguette lors de son introduction et durant les mouvements de va-et-vient.
Pour faciliter le maintien de l’arme pendant son nettoyage, on trouve différents types de supports. Le plus simple est celui proposé par MTM, le « Maintenance Center ». Il bénéficie certainement du meilleur rapport qualité/prix.


Les produits de nettoyage

Il existe une multitude de produits de nettoyage dont certains sont présentés comme universels. Comment s’y retrouver ?
Il convient tout d’abord de distinguer la destination du produit. Beaucoup ont un usage spécifique, d’autres en revanche sont censés être polyvalents. Les produits de nettoyage peuvent cependant être divisés en trois catégories :
 ceux destinés à retirer les résidus de combustion et les dépôts métalliques
 ceux utilisés pour la protection du canon
 ceux censés réunir les qualités des deux catégories précédentes
Parmi tous ces produits, on trouve ceux qui ont une action mécanique sur le canon : il s’agit des mélanges à base de pâtes abrasives, et ceux qui ont une action chimique.
L’utilisation d’une pâte abrasive dans un canon de qualité Match peut sembler saugrenue. Cette méthode ne risque-t-elle pas d’user prématurément ou d’endommager définitivement le canon ? Avec des produits adaptés il n’en est rien, au contraire…
Rappelons que tous les fabricants de canons de très haute qualité, qu’ils s’appellent Hart, Krieger, Shilen ou plus près de chez nous Border, procèdent tous à un polissage interne du canon avec des pâtes abrasives. La granulométrie et la composition de ces pâtes sont évidemment adaptées. Il n’est, par exemple, pas question d’employer de la pâte à roder les soupapes comme on peut en trouver dans les magasins de pièces détachées automobiles. Les pâtes destinées au nettoyage des canons répondent à des critères spécifiques tant du point de vue de la granulométrie que de la dureté des grains. En moyenne, la taille des grains reste inférieure à 32 microns (0,0032 mm). La pâte JB par exemple est composée de grains dont la taille oscille entre 8 et 20 microns ce qui correspond à un nombre allant de 400 à 1000 sur l’échelle de granulométrie USA – ANSI, différente de l’échelle européenne. La dureté des grains a son importance : il faut trouver le juste équilibre en fonction du résultat souhaité. La pâte doit pouvoir décoller les résidus de combustion et les dépôts métalliques sans endommager le canon.
De nombreux tireurs de Bench Rest ont employé et emploient toujours les pâtes abrasives pour nettoyer leurs canons sans que cela leur donne d’état d’âme ( de canon ? ). Dans certains cas, notamment celui des canons avec une finition moyenne, l’utilisation répétée des pâtes abrasives pour le nettoyage permet d’améliorer le polissage interne du canon ce qui peut avoir une influence positive sur les performances.
Parmi les pâtes abrasives proposées sur le marché, on peut citer JB (et le nouveau JB Bright destiné à polir le canon après nettoyage), Remington RemClean, Iosso Bore Paste, Corbin (dont la grosseur et la dureté des grains est supérieure aux précédents) et Holland’s Witches Brew. Il est bien évidemment extrêmement important de nettoyer parfaitement le canon de tout résidus de pâte abrasive après emploi. Le passage de projectiles dans un tube imparfaitement nettoyé de sa pâte abrasive ne pourrait qu’être endommagé. Une pâte de type JB ne peut être comparée à des produits spécifiques de rodage tels que ceux proposés par NECO.
Les produits destinés à traiter chimiquement le canon sont communément désignés sous le terme de « solvants ». Leur composition reste bien évidemment confidentielle, chaque fabricant affirmant que son produit est le meilleur de sa catégorie. On remarquera simplement que les produits à base d’ammoniaque sont actuellement en perte de vitesse.
On peut distinguer les solvants « moyens » et les solvants « puissants ». Les solvants « moyens » peuvent être employés à chaque nettoyage. Leur formule est conçue pour ne pas provoquer de réaction chimique avec l’acier néfaste au canon, même si on laisse agir le produit plusieurs heures, voire plusieurs jours. Les solvants « moyens » constituent de loin la catégorie la plus répandue. On y trouve, sans ordre de préférence ou de performances : Hoppes n° 9, Shooter’s Choice MC7, Butch’s Bore Shine, Bore Tech BR Blend, Shooter’s Choice Xtreme Clean, etc…
Les solvants « puissants » comportent en règle générale une forte proportion d’ammoniaque facilement détectable à l’odeur. Ces produits sont avant tout destinés à « désencuivrer » le canon, c’est à dire à dissoudre les dépôts métalliques provenant de la chemise des projectiles. La solution composant ces solvants réagit plus rapidement et plus fortement que celle des solvants « moyens ». C’est pourquoi les fabricants de ce type de produits déconseillent de les laisser agir plus de 15 minutes dans le canon. Parmi les solvants « puissants », on peut citer, entre autres : Sweet 7,62, Barnes CR-10, Montana X-treme 50 B.m.g ou Bore Tech Eliminator.
Il existe des solvants spécifiques aux dépôts carbonés : Carb-Out, proposé par le même fabricant que la mousse Wipe-Out, Slip-2000 "Carbon Killer", GM Top Engine Cleaner (TEC), et TM Solution. Ces produits sont pour le moment peu disponibles en France.

Les solvants « moyens » et les pâtes abrasives sont censés être des produits polyvalents en retirant en même temps les résidus de combustion comme les dépôts métalliques. Les résultats peuvent cependant être aléatoires, notamment en ce qui concerne la méthode chimique. Les solvants « puissants » retirent les dépôts métalliques de façon satisfaisante à condition que les dépôts carbonés aient été préalablement enlevés. En pratique un nettoyage parfait du canon est rarement obtenu (et ce n’est d’ailleurs pas forcément le but recherché).
A noter : les mousses « Forrest » ou Wipe-out sembleraient donner des résultats très satisfaisants sans passer par les fastidieuses opérations de va-et-vient avec des brosses métalliques. N’ayant pu tester ce produit pour le moment, ces performances restent à confirmer, notamment par une exploration endoscopique après nettoyage. Certains compétiteurs américains lui reprochent un temps de réaction trop long et des résultats insatisfaisants.
Outer’s a mis sur le marché un système original pour retirer les dépôts métalliques, le « Outer’s Foul Out ». Son fonctionnement fait appel à un système à électrolyse. Une fois la chambre du canon bouchée le canon est rempli d’une solution spéciale. Il existe deux solutions : une adaptée aux dépôts métalliques à base de cuivre, et une seconde adaptée aux dépôts à base de plomb. Une barre en acier est ensuite introduite dans le canon et des électrodes sont branchées sur le canon et la barre. En faisant passer un léger courant électrique entre la barre et le canon, les dépôts métalliques vont être décollés du canon et se fixer sur la barre. Il suffit ensuite de retirer la barre, de la nettoyer de ces dépôts et de bien rincer le canon… Le système est simple, fiable et éprouvé. On remarquera cependant que la même restriction que pour les solvants « puissants » est applicable puisqu’il est tout de même préférable que les résidus de combustion soient retirés avant l’électrolyse.
Le dernier type de produits est celui destiné à la protection du canon. Son objectif principal est de préserver le canon de l’oxydation, la « rouille ». L’oxydation est une réaction chimique entre les molécules d’eau (qui sont présentes dans l’air) et les molécules de fer qui altère la surface de l’acier. Tous les aciers peuvent s’oxyder, même ceux qualifiés « d’inoxydables » utilisés en armurerie. Les produits protégeant les canons doivent avoir des qualités hydrofuges chassant l’humidité et empêchant celle-ci de rentrer en contact et de réagir avec les parties métalliques de l’arme. Cette protection doit être durable pour permettre le stockage prolongé de l’arme.
En ce qui concerne la protection du canon, les propriétés hydrofuges du produit passent avant celles lubrifiantes. L’action lubrificatrice n’a finalement d’intérêt que pour les parties frottantes de l’arme. Il existe un grand nombre de produits permettant une protection efficace du canon contre la rouille. Pratiquement tous les fabricants d’accessoires pour les armes proposent une huile hydrofuge adaptée à cet usage. Le Kroïl est une huile dispersante particulièrement efficace et dont l’emploi est très répandu chez les tireurs de Bench Rest. Il aurait pour propriété de « s’incruster » dans l’acier ce qui augmenterai son pouvoir de protection. Le Tuff Glide de Sentry Solutions est un liquide ne servant qu’à protéger les parties métalliques de l’arme. Il n’est pas conçu pour avoir une action lubrifiante mais peut parfaitement être utilisé pour traiter intérieurement un canon. Rappelons qu’il est préférable de retirer tous ces produits du canon à l’aide d’un chiffon calibré et d’un pousse-chiffons ou par l’emploi de mèches Net Arm avant d’entamer une nouvelle séance de tir. Ce déshuilage concerne aussi bien l’âme du canon que sa chambre.

Bien faire sans trop en faire…

Le nettoyage du canon implique l’utilisation de produits plus ou moins agressifs et le passage répété de baguettes, de brosses et de pousses-chiffons. Le but recherché est seulement de retirer les éléments pouvant être néfastes à la précision de l’arme et non pas de frotter dans tous les sens et n’importe comment. Il est inutile de trop en faire ! Beaucoup d’armes ont été endommagées par un mauvais nettoyage plutôt que par l’absence d’entretien…
La méthode préconisée ci-après constitue un nettoyage en profondeur. Il n’est pas à réaliser systématiquement mais de façon périodique en fonction de l’état d’encrassement du canon. Le protocole de nettoyage standard de chez Sinclair, où il n’est pas fait mention de l’utilisation de pâte abrasive, peut être utilisé après chaque séance de tir. Il peut aussi être intéressant de limiter au maximum le nettoyage de canons Custom en acier inoxydable en n’employant que des brosses Nylons et des solvants moyens. En cas d’augmentation de la dispersion, revenir aux méthodes de nettoyage classiques.
Après avoir effectué les mesures de sécurité d’usage, il faut retirer la culasse de l’arme et bloquer le fusil dans un support du type MTM ou dans un étau en prenant bien soin de protéger le canon des mâchoires. L’arme sera légèrement inclinée, bouche du canon vers le bas, pour permettre l’écoulement des solvants et des huiles vers le sol et non à l’intérieur du boîtier. Le guide-baguette est ensuite introduit dans la chambre de l’arme. On peut bloquer certains modèles comme ceux de Stoney Point en vissant une butée réglable qui prendra place dans le logement du levier d’armement dans le cas d’un fusil à verrou.
Le nettoyage du canon porte sur plusieurs éléments qui demandent chacun un traitement spécifique.
Le premier élément à débarrasser du canon est constitué par les dépôts carbonés des résidus de combustion de la poudre et de la composition d’amorçage. Nous avons vu que ces dépôts pouvaient être extrêmement tenaces (ils ont été brûlés et compressés sous une pression et une chaleur intense). Ils sont constitués pour l’essentiel de carbone, mais la composition d’amorçage laisse aussi des résidus de verre très abrasifs pour l’intérieur du canon. On notera aussi que la composition de ces dépôts est pratiquement inerte ce qui fait dire à certains auteurs américains, M. L. McPHERSON entre autres, qu’ils sont quasiment insensibles à une éventuelle action chimique.
Il se révèle en effet bien difficile de décoller les résidus de combustion en laissant simplement agir un produit chimique quelconque dans le canon. Pour la plus grande part, c’est l’action mécanique de frottement de la brosse contre le canon, combinée au produit de nettoyage, qui permet de décoller ces résidus. C’est pourquoi il est préférable de considérer une méthode de nettoyage mécanique plutôt qu’une méthode de nettoyage chimique pour retirer ce premier élément du canon.
Il est fortement conseillé de ne jamais mélanger des produits entre eux, notamment ceux destinés à dissoudre ou décoller les dépôts métalliques et carbonés par une action chimique. Le mélange peut provoquer une réaction chimique sur laquelle le tireur n’a aucun contrôle et qui peut être néfaste à l’arme. C’est pourquoi il est aussi très important de bien nettoyer ou rincer le canon entre les applications de différents produits chimiques pour éviter leur interaction.
De même, on évitera d’employer du mercure (pour retirer les dépôts de plomb notamment), méthode encensée par de nombreux tireurs qui ne semblent pas ou ne veulent pas reconnaître la haute toxicité de ce produit.
Pour retirer les dépôts carbonés, la méthode mécanique est donc à mon avis la plus adaptée. La pâte abrasive s’applique sur un chiffon calibré enroulé autour d’un pousse-chiffon ou d’une brosse sous-calibrée. Le tout s’introduit par le guide-baguette mis en place dans la chambre. L’avancement de la baguette dans le canon s’effectuera par petits va-et-vient en insistant sur les premiers centimètres de la prise de rayure et les derniers avant la bouche du canon. Passer ensuite un ou deux chiffons de nettoyage propres, éventuellement imbibés de Kroïl, d’alcool à brûler ou d’essence A ou F. Ces chiffons ne doivent faire qu’un seul passage dans le canon, de la chambre à la bouche. Lorsqu’ils sortent de la bouche du canon, ils doivent normalement tomber par terre. Le passage de ces chiffons permet de retirer une première partie des dépôts et de pâte abrasive. On procède alors une nouvelle fois à l’application de la pâte abrasive comme indiqué précédemment. Il est très important ensuite de retirer toute trace de pâte abrasive du canon. Il n’est pas question de tirer des projectiles dans un canon comportant des pâtes destinées au nettoyage ! Elles sont totalement différentes des pâtes employées dans le système NECO de rodage des canons « Pressure Fire Lapping » ou des balles Tubb TMS et ne feraient qu’endommager votre canon. Il est donc nécessaire d’employer plusieurs chiffons calibrés jusqu’à ce qu’ils sortent nets. Pour savoir si son canon est toujours encuivré, il suffit d’introduire un chiffon propre piqué sur un pousse-chiffon par la chambre du canon et d’arrêter son enfoncement à quelques centimètres de l’extrémité de la bouche. On peut ainsi distinguer plus facilement les traces cuivrées sur les rayures. Il faut renouveler autant de fois que nécessaire les opérations d’allers et retours avec la pâte abrasive, puis de nettoyage, jusqu’à ce que les traces d’encuivrage disparaissent. La répétition de ces opérations si elles sont correctement effectuées ne comporte aucun risque pour le canon.
La méthode employant des chiffons enroulés ou piqués sur un pousse-chiffon donne de bons résultats. On peut encore l’améliorer en utilisant une brosse sous-calibrée, par exemple une brosse de 7 mm pour un canon de 7,62 mm. Le chiffon est alors enroulé autour de la brosse ce qui permet un meilleur maintien et une répartition et une pression plus équitable de la pâte dans le canon.
Il ne faut pas s’étonner que les chiffons ne ressortent pas parfaitement propres avec cette méthode. Les pâtes abrasives peuvent enlever à chaque passage quelques particules d’acier du canon. Avec le frottement et l’échauffement elles donnent une coloration sombre au chiffon. Il ne faut pas s’en inquiéter. Les particules d’acier retirées sont si fines que l’altération des dimensions des rayures et de l’âme du canon sont négligeables. Correctement utilisées, les pâtes abrasives ne font qu’améliorer la finition intérieure du canon par polissage.
Les pâtes abrasives permettent normalement de retirer indistinctement les résidus de combustion comme les dépôts métalliques. Cependant la taille des grains composant ces pâtes ne permet pas de retirer les particules métalliques incrustées dans les fines irrégularités du canon. Pour obtenir un meilleur nettoyage des dépôts métalliques on peut soit utiliser la méthode chimique (les solvants), soit le système par électrolyse de Outer’s.
Les solvants s’appliquent normalement avec une brosse. Celle-ci étant composée de laiton ou de bronze phosphoreux, il est nécessaire de bien la rincer après utilisation, les solvants pouvant l’user prématurément. Certains préfèrent employer la méthode des brosses sous-calibrées avec un chiffon. Ils considèrent que le frottement des brins de la brosse peut endommager la finition interne du canon.
Lorsqu’elle est sale, la brosse ne doit jamais être trempée directement dans le flacon contenant le solvant. Elle risquerait d’en altérer le contenu et réduire son efficacité. L’utilisation d’un compte-goutte règle le problème.
Une fois la présence de la pâte abrasive éliminée, on peut traiter le canon avec le solvant. Un premier chiffon calibré imbibé de solvant est passé dans le canon pour l’humidifier. On peut aussi employer une brosse en Nylon pour appliquer le solvant en remplacement du chiffon calibré. Puis la brosse en bronze, saturée de solvant, est introduite dans le canon par la chambre. Une dizaine d’allers et retours doivent suffirent pour appliquer le produit et effectuer une action mécanique par « grattage » du canon. Le délai d’attente dépend de la puissance du solvant. Certains laissent agir les solvants « moyens » comme le Shooter’s Choice MC7 pendant plusieurs heures. Le Sweet 7,62 ne doit pas agir dans le canon plus de 15 minutes. Il suffit ensuite de passer quelques chiffons de nettoyage propres pour retirer le produit et les dépôts métalliques normalement dissous. En fonction de la marque et de la composition du solvant, le chiffon prendra une couleur verte ou bleu signifiant la présence de cuivre dans le canon. L’opération est à renouveler jusqu’à ce qu’on ne puisse plus distinguer de traces de cuivre sur les rayures près de la bouche du canon. Il est très important de bien laisser ressortir totalement les brosses en bronze de la bouche du canon et de la chambre lors des allers-retours. Dans le cas contraire, les brins de celle-ci peuvent se tordrent à l’intérieur du canon, pouvant endommager la brosse et le tube…
Il est important de neutraliser les restes de solvants présents dans le canon. Il suffit de passer un chiffon calibré imbibé d’alcool à brûler ou d’essence A ou F, suivi par plusieurs autres secs.
A ce stade du nettoyage, le canon ne doit plus contenir qu’une quantité négligeable de résidus de combustion et de dépôts métalliques. L’absence de traces d’encuivrage à la bouche du canon ne signifie pas nécessairement que le canon est parfaitement propre. Pour diagnostiquer l’état d’un canon, un endoscope, tel que le « Bore Scope » Hawkeye (consulter www.gradientlens.com), est un accessoire pratiquement indispensable mais onéreux et peu répandu dans le monde des tireurs. La société ESP propose cependant ce service. On est parfois surpris par les résultats observés…
Etape finale du nettoyage d’un canon : le nettoyage de la chambre et des logements des verrous. Ceux-ci ne sont pas à négliger. Il existe différents accessoires destinés à cet usage. Sinclair propose un kit de nettoyage relativement complet. Les brosses employées pour le nettoyage de la chambre sont normalement celles d’armes de poing (exemple : pour une chambre de 7-08 Remington, on utilisera des brosses pour canon de .45 ACP). Une nouvelle fois, le choix devra se porter sur des brosses en bronze phosphoreux. Un dernier rappel : avant le tir, il ne doit subsister aucune trace de lubrifiant dans la chambre. Une chambre grasse ou des douilles qui n’ont pas été parfaitement dégraissées après recalibrage peuvent provoquer des surpressions ! Il est conseillé de s’assurer du parfait dégraissage de la chambre par le passage d’un chiffon imbibé d’essence A.
Si l’arme n’est pas destinée à être employée tout de suite, il faut protéger le canon de l’humidité. Le passage d’un chiffon calibré imbibé d’une huile dispersante et hydrofuge comme le Kroïl ou d’un produit tel que Tuff Glide assurera une protection correcte du canon contre l’oxydation. Avant le tir, il suffira simplement de passer un chiffon propre avec un pousse-chiffon ou d’utiliser le système Net’arm pour « sécher » le canon.


Ces quelques indications ne constituent en rien une solution définitive. Chacun peut les adapter en fonction de ses besoins et de l’état d’encrassement de l’arme. Il n’est par exemple pas forcément nécessaire d’employer des solvants à chaque nettoyage dans le cas d’une utilisation de pâtes abrasives. Le tableau reproduit ci-contre démontre bien les divergeances d’avis sur le nettoyage de spécialistes américains. On notera cependant une tendance à un nettoyage fréquent et en profondeur (tous les 10 à 15 coups) pour les tireurs de Bench Rest à 100 et 200 yards, et à un nettoyage plus espacé et moins agressif pour les tireurs longue distance.
Le nettoyage peut prendre du temps… Mais il a pour avantage de préserver votre arme tout en maintenant sa précision.




Encarts :

Comment déterminer le pas de rayure d’un canon ?

Les bonnes baguettes de nettoyage sont normalement montées sur roulement à bille. Cette caractéristique permet d’avoir une idée du pas de rayure d’un canon avec cependant une précision relative. La technique est simple. On prendra soin au préalable de tracer une marque au feutre ou de coller une étiquette formant un repère sur le corps de la baguette à un endroit proche de la poignée et visible tout le long de l’opération de nettoyage. L’extrémité de la baguette sera munie d’un écouvillon équipé d’un patch. L’ensemble est ensuite introduit dans le canon en prenant soin de bien noter la position du repère sur la baguette (par exemple à 12 heures). Il suffit alors de compter le nombre de tours effectués par le repère jusqu'à ce que l’écouvillon ressorte du canon. Pour obtenir le pas de rayure, on divisera la longueur du canon (chambre non comprise évidemment) par le nombre de tour accompli par le repère...


Le cas des canons ne tirant que des balles moly

Les canons ne tirant que des balles traitées au bisulfure de molybdène (MoS2, communément appelé « Moly ») nécessitent une méthode de nettoyage quelque peu différente de celles classiques étudiées ci-contre. L’intérêt du traitement réside en partie dans la couche de MoS2 laissée dans le canon qui a une action lubrifiante. Le nettoyage doit donc porter sur les résidus de combustion et les dépôts métalliques tout en ménageant la couche de moly. C’est pourquoi le nettoyage n’a pas besoin d’être systématiquement aussi poussé qu’avec des canons tirant des balles non-moly. En fonction de l’encrassement de l’arme et du nombre de cartouches tirées, le nettoyage, toujours nécessaire, peut se résumer à l’utilisation d’un solvant classique. Toutes les 50 à 100 cartouches, la méthode consistera en une dizaine d’allers et retours avec brosse saturée de solvant, puis un nettoyage avec un chiffon sec et de nouveau une dizaine d’allers et retours. Une fois toute trace de solvant retirée avec plusieurs chiffons secs, le canon peut être traité avec du Smooth Kote de Sentry Solutions, lubrifiant liquide volatile à base de MoS2. Toutes les 200 à 300 cartouches environ, on peut procéder à un nettoyage complet (pâte abrasive + solvant) pour retirer les dépôts métalliques et carbonés qui se sont accumulés au fur et mesure des tirs. Un nettoyage réduit (quelques passages uniquement avec une brosse Nylon imprégnée de Kroïl ou équivalent, puis de quelques chiffons calibrés) peut suffire. Si les résultats au tir se dégradent, il suffit simplement d’appliquer la méthode précédente.

A chacun son avis…

La consultation de l’excellent site http://www.6mmbr.com et notamment celle d’un article intitulé « Bore brushing – How much is too much ? » permet de constater l’extrême divergence d’avis de tireurs reconnus sur l’épineuse question du nettoyage des canons. Le tableau ci-après résume les différentes méthodes de nettoyage et les propos, parfois totalement opposés, recueillis au cours d’interviews. Pour des raisons pratiques, ce tableau ne peut rapporter toutes les commentaires de chacun des intervenants. On pourrait cependant en tirer comme conclusion que quelque soit la méthode employée, si elle est correctement appliquée, elle fonctionne. C’est bien là le principal…
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Dim 14 Aoû - 16:33

Je vais essayer de faire au mieux ^^
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par 22lr le Dim 14 Aoû - 17:37

Bonsoir oolon31 content Je m'aperçois que tu a fait la même constatation que moi. Cette carabine semble être plus précise en position coucher scratch scratch  scratch  c'est la première fois que constate ce phénomène sur une carabine 22lr. D'habitude il peut y avoir une légère différence entre tir coucher ou assis. Mais avec cette carabine la différence est vraiment trop importante à mon goût. Je vais creuser sur le sujet pour essayer de comprendre le pourquoi du comment Question Question Question pour le nettoyage bin comme il est dit juste au dessus dans la réponse de forestgump : il existe pratiquement autant de méthodes de nettoyage des canons qu'il existe de tireurs. Cela n'empêche pas pas que tu peux prendre le temps de lire touteeeeeeeeeeeeee ca réponse. Je pense que tu y trouvera ton bonheur. Forestgump content oolon31 bons tirs à toi content
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Dim 14 Aoû - 17:41

Merci et bons tirs a toi aussi content

Je vais continuer ma lecture du forum avec attention, je poste pas beaucoup mais je passer beaucoup de temps ici ^^

Je verrais lors de ma prochaine séance au stand pour comparer avec mes précédents tir assis avec bipied / sans bipied / avec le trépied Smile
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Dim 28 Aoû - 5:56

Salut,
Hier petite séance de tir, 60 cartouches CCI standard, avec le trepied, position assis pas top (trop bas).
J'ai pas pris de photo, mais tout dans le 10, et environ 1/3 dans la mouche.
Bon niveau groupement c'est pas terrible, mais comme j'ai dis plus haut, avec une lunette 4x32 c'est pas facile Wink

Autre chose que j'ai noté, j'ai régulièrement une cartouche entre la 5eme et la 7eme du chargeur, qui reste bloquée dans le chargeur. On dirais que le ressort manque un peu de force pour les faire bien monter, et du coup la cartouche monte "a plat" ce qui empêche le mouvement normal (je connais pas le terme, quand la cartouche passe du chargeur au canon?)
22lr, as-tu eu ce problème?
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par 22lr le Dim 28 Aoû - 15:33

Bonjour.oolon.
Je n'ai pas encore rencontré le petit soucis que tu as avec ton chargeur. Par contre au tout début je peinai à mettre la 9eme balle. Maintenant ça va mieux.
Pour les cibles je suis comme toi malgré que j'ai un zoom plus important. Sur un chargeur, j'arrive à en mettre 3 ou 4 pratiquement balle dans balle. Mais les autres ne sont pas très régulière le tout tient dans un cercle de 3cm. Bref c'est pas encore le top pour le moment. Je vais commander d'autres types de munitions pour voir si sa va mieux. content
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par oolon31 le Dim 28 Aoû - 16:18

J'oubliais de préciser que je tire sur des C50, le 10 est grand, je fais pas du 3cm en groupement...
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Re: Ma ISSC SPA 22Lr

Message par 22lr le Dim 28 Aoû - 16:26

Sur la mienne j'ai remarqué qu'il fallait que je grille au moins 3 chargeur avant de pouvoir commencer à faire des cartons " correct " as tu le même phénomène sur la tienne ? Et aussi qu'au niveau du recul sa claque un peu fort pour une 22lr malgré le sabot en caoutchouc ?!?
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